Quelques reproches de permaculteurs au sujets des technologies de l’information :

  • Nous éloigner des processus lents du monde naturel et nous rendre moins aptes à les comprendre ;
  • Accélérer la consommation de matière et d’énergie, malgré la promesse de diminution des déchets (cf. le mythe du bureau sans papier) ;
  • Accroître la centralisation du pouvoir et de l’information (à travers la démocratie électronique, par exemple), malgré la promesse contraire ;
  • Accroître les dépendances à l’égard des technologies complexes, qui ne peuvent être produites localement (ndlr : ni réparées et recyclées).

Principes et pistes d’action proposés par l’auteur :

  • Se tenir au courant de la technologie si on en a besoin dans son travail, mais ne jamais travailler avec de nouveaux matériels ou logiciels à la pointe de la technologie, car on fait vite office de débogueur gratuit pour les développeurs ;
  • Ne pas prendre le risque de devenir esclave de cette technologie dont le coût et le taux d’amortissement très élevés incitent à une utilisation à temps plein ;
  • Ne pas récompenser les entreprises qui produisent toujours plus de nouveaux produits au lieu de parfaire ceux qui existent déjà ;
  • Ne pas laisser la fascination l’emporter sur les autres tâches à accomplir ;
  • Mettre à jour les matériels et logiciels d’occasion car ils ont généralement fait leurs preuves, et leur coût et leur taux d’amortissement n’est pas très élevés ;
  • Accepter que le nirvana, avec des systèmes entièrement intégrés et compatibles, ne sera jamais atteint, alors que la vitesse et la capacité des ordinateurs continuera à augmenter rapidement ;
  • Évaluer toutes les fonctions, anciennes et nouvelles, pour déterminer si elles valent la peine d’être informatisées; inclure une estimation réaliste du temps que prendront l’apprentissage du système et les inévitables périodes de dysfonctionnement (pannes, défaillances, bourrage de papier) ;
  • Évaluer le local par rapport au global, et se servir des réseaux d’information internationaux pour renforcer son utilisation des ressources locales ; Conserver des systèmes de secours non informatisés pour toutes les fonctions non essentielles ; Trouver un équilibre entre le temps passé devant un écran et celui consacré aux autres et à la nature ;
  • Essayer de réduire au maximum l’exposition des enfants de moins de 12 ans aux ordinateurs ; Ne jamais oublier qu’une carte n’est pas le territoire ; le monde virtuel n’est jamais réel.

Extrait de « Permaculture – Principes et pistes d’action pour un mode de vie soutenable » de David Holmgren

Le livre est disponible chez l’éditeur : Rue de l’échiquier